maison smalto

L’héritage

Les années 60

Nouvelle décennie, nouveau style … Les vestes carrées boutonnées haut et cols à angles ouverts, les pantalons étroits et les chaussures pointues, habillent les nouvelles générations. Toutefois la mode masculine est encore peu encline aux changements radicaux. Les maîtres tailleurs continuent de reproduire les mêmes coupes de costumes d’une génération à une autre, témoignage de leur savoir-faire. Francesco Smalto, fort d’un savoir faire maître tailleur, ne voit pas les choses sous cet angle. Ayant eu très jeune la passion de la coupe et de l’étoffe, il commence son apprentissage en suivant des cours dans une école d'État. À 14 ans, il crée son premier costume pour un ami de la famille, mais son rêve est de partir à la conquête de Paris. Il débute alors sa carrière chez Christiani puis chez Camps qui, à cette époque, est le tailleur du « Tout Paris ». Il part ensuite aux Etats Unis pour parfaire sa technique coupeur chez Harris à New-York, le tailleur du Président Kennedy. De retour à Paris, il crée en février 1962 la Maison de tailleur SMALTO en s’installant rue La Boétie dans le VIIIème à Paris. Immédiatement, il a une idée très précise de l’allure qu’il veut pour l’homme: « Une silhouette élégante et près du corps ».
Avec ses vêtements sur mesure ajustés et donnant libre cours au mouvement, il révolutionne la garde robe masculine et son vocabulaire ; du costume rayé au smoking blanc et à la saharienne jusqu’aux costumes futuristes et longues cuissardes en vinyle. Des pièces qui seront quelques-uns des produits phares de la Maison SMALTO.
Le style du tout jeune Francesco est aussi dans la recherche du confort et de la décontraction tout en préservant la ligne, l’allure. Son goût pour l’Extrême-Orient est manifeste dans cette recherche de l’équilibre et de l’épure.
Dès ces débuts, Francesco Smalto est apprécié d’artistes comme Claude François, Charles Aznavour qui le choisissent pour les habiller sur scène.

Image de fond : Costume droit en flanelle marron à rayures craie
Haute Couture Automne/Hiver 1964

  • Ensemble (blouson, pantalon) en tweed gris
    Haute Couture Automne/Hiver 1966

  • Smoking droit en soie sauvage blanche
    Haute couture - Printemps/Été 1963

  • Costume 3 pièces en flanelle grise
    Haute Couture - Automne/Hiver 1964

En Février 1962, Francesco Smalto crée la Maison Smalto et s’installe rue La Boétie à Paris.

  • Francesco Smalto

1962

Les cuissardes de type astronautes, un des produits phares de la maison

Ensemble (veste sans manche et short) en crêpe de soie
Haute couture - Printemps/Été 1965

  • Ensemble (veste sans manche et short) en crêpe de soie
    Haute couture - Printemps/Été 1965

1965

En 1967, Francesco Smalto lance un Prêt-à-porter de luxe – identitaire de facture tailleur - avec une ligne d’accessoires. Les collections se démocratisent dans la continuité d’un style qui a fait son succès.

  • Costume beige à rayures, avec veste croisée six boutons
    Prêt-à-Porter- Printemps/été 1969

1967

Les années 70

Au début des années 70, un vent de liberté souffle sur la mode. Francesco Smalto s’inspire de ce mouvement qui rend les silhouettes plus amples tout en préservant l’équilibre de la ligne.
Les motifs cachemire, les broderies et leurs cohortes de couleurs chamarrées bouleversent le vestiaire masculin. Les pantalons à pattes d’éléphant, les gilets brodés, les pull-overs moulants, les manteaux cintrés à la taille, ont un effet libérateur sur la mode.
Les tissus connaissent aussi leur bouleversement et Francesco Smalto travaille le velours mais aussi le jersey et la soie sauvage pour confectionner des costumes croisés ou droits à poches plaquées, à rabats cousu, à grandes fentes dans le dos.
Son goût pour les belles matières le pousse à n’utiliser que des tissus nobles tels que le cachemire ou la flanelle, et à en créer de nouveaux en Angleterre avec des mélanges de fibre d’orchidée et de zibeline, de renard argentée ou de vigogne.

Francesco Smalto habille à cette époque des acteurs comme Jean-Paul Belmondo dans « L’Affaire Stavisky », Alain Resnais dans « L’Incorrigible » de Philippe de Broca mais aussi Sean Connery dans « La Grande Attaque du Train d’Or ».

Image de fond : Manteau en mousse de laine, blanc doublé de face, double boutonnage et emmanchure carrée
Haute couture - Automne/Hiver 1977

  • Smoking noir
    Haute Couture - Automne/Hiver 1970

  • Manteau croisé quatre boutons gris
    Automne/Hiver 1972

  • Ensemble gilet et pantalon en shetland
    Gilet doublé en velours sans manche, avec empiècement et froncé dans le dos
    Chemise en velours beige, petit col arrondi avec des boutons
    Pantalon - 2 plis à la taille - largeur du bas 24cm avec revers
    Haute couture - Automne/Hiver 1978

C’est dans ce climat de bouillonnement esthétique que la première boutique SMALTO voit le jour au 44 de la rue François Ier à Paris dans le VIII eme.

  • Une des facades de la boutique

  • Une des vitrines de la boutique

  • L’intérieur de la boutique

1970

En 1975, il confectionne le smoking le plus léger du monde en crêpe de chine noir, fruit d’un façonnage particulier que la Maison est encore aujourd’hui la seule à réaliser.

  • Smoking le plus léger du monde en crêpe de chine noir

1975

Les années 80

Les années 80 seront celles des excès : réussite, argent, succès, paraître. L’homme se doit aussi d’être viril et la carrure sera marquée voire amplifiée. La mode devient un art et le sport devient messe. Le corps de l’homme est exposé et mis en avant par les grandes marques. De beaux habits oui, mais sur de beaux corps. Sur les podiums, les tendances sont marquées, les hommes sont grands, virils la mâchoire carrée. L’homme italien a la côte. La Maison SMALTO fait référence et habille nombre de célébrités. Durant cette décennie, le costume pour homme, toujours très architecturé devient plus ample.
La forme change, mais le jeu des matières reste le même. Monsieur Smalto continue sa quête de tissus exceptionnels pour le plus grand bonheur des connaisseurs.
Cet attrait pour les belles matières est aussi visible au cinéma, où les réalisateurs n’hésitent pas à jouer avec les costumes et éclairages afin de ravir le grand public. Dans « Le Dernier Empereur » interprété au cinéma par John Lone, Bernardo Bertolucci joue sur l’éclat des matières chatoyantes des costumes de chacun des personnages.
Les codes s’installent- la fleur à la boutonnière, l’épaule roulée et légèrement remontée, la boutonnière milanaise ou encore les tissus d’exception – et font le bonheur des personnalités politiques, de la chanson ou du cinéma.

Image de fond : Costume droit deux pièces, trois boutons sur base chevrons
Prêt-à-Porter - Printemps/Été 1989

  • Trench kaki en gabardine de laine imperméabilisée
    Prêt-à-Porter - Automne/Hiver 1988

  • Costume droit deux boutons, flanelle pure laine, deux fentes latérales
    Prêt-à-Porter - Automne/Hiver 1988

  • Costume droit deux boutons, poches à rabats, pure laine peignée
    Prêt-à-Porter - Automne/Hiver 1988

En 1985 Francesco Smalto crée dans un style masculin une collection femme autour d’une pièce phare : le tailleur.

Image de fond :
A gauche : costume noir un bouton, chemise col classique
Au centre : tailleur jupe blanc
A droite : costume noir cintré 2 boutons

Prêt-à-Porter- Automne/Hiver 1985

  • Costume noir un bouton, chemise col classique
    Prêt-à-Porter - Automne/Hiver 1992

  • Tailleur jupe blanc
    Prêt-à-Porter - Automne/Hiver 1992

  • Costume noir cintré 2 boutons
    Prêt-à-Porter - Automne/Hiver 1992

1985

En 1987, de nouvelles collections - parfum, montres, maroquinerie, lunettes - viennent enrichir l'univers de Smalto.

  • Montre Smalto

  • Parfum Smalto

  • Lunettes Smalto

1987

Les années 90

La Maison SMALTO rassemble de plus en plus de fidèles, de têtes couronnées et hommes politiques du monde entier - sensibles au raffinement - qui se retrouvent dans ce haut lieu de l’élégance et du savoir-faire tailleur. En 1991, Francesco Smalto prend sous son aile le jeune créateur, Franck Boclet qu’il nomme directeur de création. Il lui succédera en 1998 et deviendra officiellement directeur artistique de la Maison.
Franck Boclet ne veut pas céder à la vague androgyne et restant dans l’air du temps, il prône une masculinité affirmée, et assume sont goût pour le cuir et la fourrure.

Image de fond : ensemble (veste, gilet, pantalon) en laine peignée safran à carreaux-fenêtre gris bleu sur base chevron
Pret-à-porter- Automne/Hiver 1992

  • Gilet droit en pied de poule marron et beige, pantalon en baby alpaga beige
    Prêt-à-Porter - Automne/Hiver 1992

  • Chemise col classique à peine ceintrée couleur safran, rouge et vert
    Prêt-à-Porter- Automne/Hiver 1992

  • Ensemble droit (veste, pantalon) en shetland barris tweed rouge, à carreaux-fenêtre gris et blanc
    Prêt-à-Porter – Automne/Hiver 1992

Alors que les années 90 marquent une rupture avec tout ce qui avait été fait auparavant, elles sont aussi et paradoxalement, un retour aux fondamentaux.
La collection Printemps – Eté 96 reflète bien cet état, avec le retour de la fleur à la boutonnière, du costume blanc et du costume rayé. Le nouveau directeur artistique n’hésite pas à jouer sur le mélange du traditionnel et du contemporain.

Image de fond : costume blanc 4 boutons à fines rayures grises
Cravate blanche et noire
Prêt-à-porter – Printemps/Eté 1996

  • Costume rayé gris et craie trois boutons
    Prêt-à-porter – Printemps/Eté 1996

  • Costume blanc classique, trois boutons
    Prêt-à-porter – Printemps/Eté 1996

  • Fleur à la boutonnière sur costume trois pièces 100 % laine peignée
    Prêt-à-porter – Printemps/Eté 1996

1996

Les années 2000

Cette décennie sera l’occasion d’un nouveau départ pour la Maison. Francesco Smalto se retire en 2001, laissant Franck Boclet, qu’il a formé pendant de nombreuses années, à la tête de la création. Youn Chong Bak, également initiée au métier par Francesco, prend la relève en 2007 pour superviser les collections Couture et Prêt-à-porter. Elle insuffle une nouvelle énergie en rendant le style plus léger, en donnant un côté plus casual aux collections tout en respectant le patrimoine de la Maison. Le maitre mot reste l’élégance.
Sous sa silhouette la Couture continue de perpétuer un savoir faire traditionnel en s’adaptant à l’évolution de sa clientèle.

Image de fond : smoking cintré 100 % laine avec un col tailleur
Prêt-à-porter Automne/Hiver 2011

  • Costume classic gris deux boutons 100 % laine peignée. Cravate de même couleur et chemise en coton égyptien.
    Prêt-à-porter Automne-Hiver 2007

  • Chemise blanche à petit col, maille en cachemire couleur sable, pantalon blanc, ceinture kaki en daim.
    Prêt-à-porter Automne-Hiver 2007

  • Costume blanc trois pièces, noeud papillon noir.
    Prêt-à-porter Automne-Hiver 2007

En 2011, pour la première fois, le défilé prêt-à-porter a été précédé d’une dizaine de pièces couture, exceptionnelles et uniques, réalisées au sein des ateliers Smalto.

Image de fond : smoking noir

  • Costume Haute Couture graphique deux boutons 100 % laine peignée avec col incrusté. Chemise classique tissée 100 % coton égyptien
    Haute Couture – Printemps/Eté 2012

  • Costume Haute Couture avec veste en cuir exotique et cuir lisse, col en pattes d’autruche, épaule retournée, entoilage naturel et poches passepoilées
    Haute Couture – Printemps/Eté 2012

  • Costume Haute Couture 100 % laine peignée avec broderie cousu main
    Chemise classique tissée 100 % coton égyptien
    Haute Couture - Printemps/Eté 2012

2011